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ENTREPRISES DU TERRITOIRE

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Visite chez Joubert Plywood : le contreplaqué français à l’heure japonaise

 

 

Le jeudi 17 septembre, les Conseillers du Commerce Extérieur de la France de la section Poitou-Charentes se sont retrouvés aux Eliots, à Val-d’Auge (16), à l’invitation de notre collègue et ami Michaël Geoffroy, pour une matinée consacrée à l’un des fleurons industriels de notre territoire, Joubert Plywood.

    

 

 

Une aventure charentaise devenue européenne

L’histoire commence en 1930, lorsque André Joubert fonde une scierie aux Eliots, en Charente. En 1966, Guy Joubert élargit la production et se lance dans le déroulage, avant de démarrer la fabrication de contreplaqués Okoumé en 1972. Près d’un siècle plus tard, le groupe est devenu la première marque européenne de contreplaqués Okoumé et Peuplier certifiés et légaux.

L’outil industriel repose aujourd’hui sur deux sites en Nouvelle-Aquitaine — Val-d’Auge en Charente et Saint-Jean-d’Angély en Charente-Maritime — ainsi qu’une unité de déroulage à Port-Gentil, au Gabon, en partenariat avec le forestier CBG https://www.cbg-wood.com/. La production annuelle, de l’ordre de 75 000 m³ de contreplaqués certifiés, est commercialisée dans plus de 35 pays en Europe, au Moyen Orient, en Océanie et en Amérique du Nord.

 

Deux essences, un savoir-faire

Le cœur de métier tient en une opération apparemment simple et techniquement redoutable : dérouler la grume en fines feuilles, les sécher, les croiser, les encoller et les presser. Joubert travaille principalement deux essences — l’Okoumé, reconnu pour sa stabilité et sa durabilité, et le Peuplier, apprécié pour sa légèreté — et propose également des configurations Combi ou Twin associant les deux dans un même panneau. Les applications couvrent l’agencement intérieur, le bardage et la façade, la construction, l’industrie et le nautisme. Batipole

C’est sur le terrain de l’exigence environnementale et réglementaire que se joue aujourd’hui la différenciation à l’export. Le Groupe garantit une origine du bois 100 % légale, une traçabilité stricte et une gestion durable des forêts n’entraînant pas de déforestation ; ses panneaux sont notamment certifiés US EPA TSCA Title VI et CARB ULEF au titre de la qualité de l’air intérieur — un passeport indispensable pour aborder les marchés nord-américains et asiatiques les plus normatifs. La visite de la production a permis de mesurer concrètement ce que recouvrent ces exigences en matière de contrôle et de suivi de la matière première. Joubert Plywood

 

 

Une succession japonaise

Le temps fort de la matinée aura sans conteste été la présentation du nouveau chapitre ouvert par l’entreprise. Longtemps groupe familial dirigé par Thierry Joubert, Joubert Plywood a rejoint en octobre 2025 le groupe japonais Nankai Plywood. Un adossement qui relève moins de la cession classique que de la réponse à une question de transmission, dans un métier très capitalistique.

Nankai Plywood s’appuie sur un modèle industriel intégré couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur, de la ressource bois (peuplier, okoumé et pin maritime) aux produits finis : siège, R&D, usines et logistique au Japon. Le groupe a d’ailleurs fait l’acquisition de l’usine ROLPIN (*) https://www.nprolpin.com/ dans les Landes et ROLKEM (**) https://www.rolkem.com/ à Mourenx (64). Nankai Plywood entend s’appuyer sur la marque Joubert pour assurer un développement européen. Pour Joubert, l’opération signifie sécurité d’approvisionnement, capacité d’investissement de long terme et accès à des marchés asiatiques jusqu’ici périphériques. Un cas d’école, pour les CCE, de croissance internationale par l’actionnariat plutôt que par la seule filiale commerciale. Joubert Plywood

   

 

 

Échanges et convivialité

La matinée s’est prolongée par une séquence d’échanges élargie à l’actualité des CCE qui a permis de poursuivre les discussions dans une ambiance amicale.

Nos remerciements chaleureux vont à Michaël Geoffroy et aux équipes de Joubert Plywood pour leur accueil et la qualité de cette visite.

 

 

(*)NP ROLPIN façonne depuis plus de 50 ans, l’histoire du contreplaqué français à travers un parcours marqué par l’innovation, la transmission et l’attachement au territoire. De ses origines landaises à son rayonnement international, l’entreprise incarne l’évolution d’un savoir-faire industriel ancré dans le Pin Maritime. NP ROLPIN trouve son origine en 1970 dans les Landes, avec la création de Bois Déroulés Océan par Jacques et Pierre de Muizon. Au fil des décennies cette entreprise s’est transformée en un acteur industriel de premier plan, reconnu pour son expertise dans la transformation du bois. Les années ont vu se succéder plusieurs étapes structurantes : intégration au groupe Saint-Gobain, création de Rol Pin, entrée dans le groupe Smurfit Kappa. C’est en 2014, avec son intégration au groupe japonais NANKAI PLYWOOD, que NP ROLPIN prend un nouveau tournant et s’ouvre à une dynamique internationale.

(**) ROLKEM  à Mourenx (64) https://www.rolkem.com/ est une entreprise spécialisée dans la conception et la fabrication de résines phénoliques de type résol. Elle assure également dans l’imprégnation de papiers techniques avec des polymères thermodurcissables (phénolique et mélamine). Fabrication de résine phénolique et papier d’imprégnation pour la stratification